Le Royaume-Uni est devenu hier lundi le premier pays à administrer à sa population le vaccin du laboratoire britannique AstraZeneca et de l’Université d’Oxford contre le Covid-19, tout en envisageant un nouveau tour de vis sévère pour freiner l’aggravation de la pandémie, selon l’AFP. Le vaccin d’AstraZenecaOxford est moins coûteux, plus facile à stocker et donc plus adapté à une campagne d’immunisation à grande échelle que ceux de ses concurrents Moderna et Pfizer-BioNTech, déjà approuvés et distribués dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis. Le vaccin Pfizer-BioNTech a déjà été injecté à plus d’un million d’habitants du Royaume-Uni depuis le lancement de la campagne de vaccination début décembre. Les autorités britanniques ont commandé 100 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca-Oxford, dont 520.000 étaient prêtes hier lundi, selon le ministère de la Santé. En Angleterre, des centaines de nouveaux centres de vaccination doivent ouvrir cette semaine, qui s’ajouteront aux 730 déjà en place. “Je suis enchanté aujourd’hui de lancer le vaccin d’Oxford, hérité de la science britannique”, s’est félicité hier lundi dans un communiqué le ministre de la Santé Matt Hancock. “C’est un tournant dans notre combat contre cet horrible virus et j’espère qu’il redonnera à tout le monde l’espoir que la fin de cette pandémie est en vue”. Le vaccin AstraZeneca-Oxford a également été autorisé par l’Argentine ainsi que, dimanche, par l’Inde, ce qui va permettre à ce pays de 1,3 milliard d’habitants de démarrer une des campagnes de vaccination les plus massives du monde.